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03/08/2011

Ethique et déficit

Seule l'établissement d'une économie compétitive peut créer durablement les emplois dont un pays a besoin. Pour avoir une économie compétitive et pour affronter un avenir incertain, l'espoir est une motivation forte, mais une simple confiance en soi peut suffire. L'espoir trouve vite sa déception, et l'objectif qu'il désignait, se découvre bien souvent n'être qu'une illusion. Pour avancer dans un projet vers l'avenir, une simple confiance suffit. Une confiance qui résulte de la réussite. Une réussite qui a été voulue, calculée, pour laquelle des efforts ont été consentis. Quand on a réussi volontairement une fois, on sait qu'on peut réussir une autre fois. Mais pour le faire, il faut quand même le vouloir, il faut être lucide, il faut être responsable.

Quand c'est la crise, le chômage augmente, et c'est génant au niveau politique. Pourtant, la plus élémentaire des observations montre qu'une augmentation ou une diminution du chômage n'a jamais fait une élection; dans quelque pays que ce soit. Mais les hommes politiques en mal de donner espoir à des citoyens désabusés, au lieu de se donner les moyens de se faire confiance, se donnent pour objectif de faire diminuer le chômage, sans s'en donner les moyens. Le discours d'usage des économistes et des politiques forcément médiocre dans ce cas; c'est de dire : tant qu'il y a la crise, il faut créer des déficits pour relancer la croissance; et une fois la crise passée, on remboursera !

Mais quand la croissance est de retour...on oublie de rembourser... et on continue de s'endetter ! En fait depuis plus de trente ans, tous les budgets publics sont déficitaires suivant les même principes. Des principes d'une communauté d'individus veules et irresponsables. Finalement le message que la société s'envoie à elle-même, c'est : pour vivre heureux, il faut dépenser plus, il faut dépenser un argent qu'on a pas. Finalement chacun finit par faire semblant de croire que pour créer des richesses, il suffit de s'endetter. Et chacun de croire que c'est en dépensant qu'on s'enrichit.

Au total, en creusant encore les déficites, on finit par créer des crises et du chômage. Qu'est-ce que la crise des subprimes, si ce n'est l'exportation du surrendéttement des ménages américains ? C'est tellement élémentaire que pour ne pas le voir, il ne faut pas vouloir le voir. En fait, pendant la crise qui a eu lieu depuis deux ans, on a payé pour les américains surrendettés. Car c'est bien cela qui c'est passé : le surrendettement des ménages américains a été effacé; et c'est le reste du monde qui a payé. Maintenant que cette crise est fini, c'est à dire maintenant qu'on a fini de payer pour les ménages américains, on paye pour les grècs. Des grècs qui ne savent pas s'organiser, ni payer des impôts. Des grècs dont on peut bien se demander s'ils ne sont pas rentrés dans l'Europe contre leur propre volonté ou par erreur, tant il font peu cas de leur volonté, de leur lucidité , de leur responsabilité.

Il serait présomptueux de se moquer des grécs si prompts à recevoir des aides ou des retraites, à occuper des postes de fonctionnaire, mais si peu enclins à se donner les moyens d'être performants. En effet on suit le même chemin. Endettement de plus en plus important des collectivités territoriales. Des dirigeants et des syndicats qui refusent de doter le pays d'instruments de performance économique. Nos dirigeants, en suivant l'exemple américain, font vivre le pays au jour le jour : on a inventé la politique de la cigale. Il ne faudra pas longtemps avant qu'on fasse comme les américains et les grècs : qu'on exporte notre surrendettement en exportant des impayés. C'est une façon subtile de tendre la main et de vivre de la mendicité que nous accorderont les autres pays.

Je sais par expérience à quel point un innocent devient rapidement et systématiquement une victime. Alors ça sera la faute aux autres : les chinois et les pays qui ont une monnaie dévalorisée, une liberté syndicale trop restreinte, des salaires trop bas, des travailleurs trop jeunes, et puis les immigrés à l'intérieur même de notre pays...enfin bon, on évitera de parler des pays qui ont des budgets en équilbre, qui ne sont pas endéttés, qui ont une monnaie forte, des syndicats puissants, qui ont des immigrés, qui on les mêmes concurrents....et qui n'attendent pas la croissance pour créer des emplois et pour exporter ! On évitera de dire que c'est pas en confiant les directions des grandes entreprises françaises aux copains du président ou à d'anciens hauts fonctionnaires issues de grandes écoles et avec toute compétence celle d'avoir servi dans le cabinet d'un ministre, et disposer pour seul performance économique, d'un carnet d'adresse. On évitera de parler de l'irresponsabilité des syndicats, incapable de faire des propositions créatrice d'emploi, incapable de comprendre les valeurs qui émergent au sein des salariés, incapable de remplir leur utilité de régulateur social; et occuper au lieu de cela, celui d'agitateur social et politique.

Je crois qu'il est temps d'être honête et responsable, et reconnaître qu'une politique de relance par les déficites, ça marche pendant un an ou deux, pas pendant quarante ans d'afilés. Pour être honnête et responsable, ça fait mal dans un premier temps, mais c'est un éffort bénéfique à long terme. Pour y arriver, il faut arrêter de croire dans des rêves mensonger d'argent facile et infini. Pour y arriver, il faut arrêter de suivre et de voter pour les politiciens qui portent ces discours.

15:12 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

17/07/2011

Un salaire pour les patrons

Régulièrement sur les médias, le problème des salaires des chefs d'entreprises, revient au débat public. Comment des individus qui peuvent des gagner des sommes faramineuses, procèdent à des licenciements collectifs, ou bien mènent l'entreprise qu'ils dirigent à les difficultés financières plus abyssales encore que leur salaire; comment ces situations chocantes peuvent-elles se produire ?

Pour ma part, je crois qu'il est possible, et qu'il serait bon de légiférer sur ces comportements. Qu'un dirigeant d'entreprise qui crée des emplois et paie des impôts s'enrichisse, voilà une action acceptable, et je crois même réjouïssante. Les talents doivent pouvoir s'exprimer, et recevoir la récompense qu'ils méritent. C'est motivant pour ceux qui veulent bien essayer, et pour les autres, je crois que ça éveille plus d'admiration que de jalousie.

Par contre lorsqu'un chef d'entreprise utilise des paradis fiscaux pour que son entreprise ne paie pas d'impôts, lorsqu'il procède à des licenciements collectifs, lorsqu'il amène l'entreprise à des difficulés financières, on ne peut que s'indigner qu'il percoive les salaire qu'on peut entendre dans les médias. Un chef d'entreprise qui sauve, maintient une entreprise en procédant à des licenciements collectifs, il n'est pas nécessairement un mauvais chef d'entreprise, et il n'est pas nécessairement détestable. Quand un individu se contente d'appliquer les recettes de bonne gestion qu'on enseigne dans n'importe quelle école de commerce ou université, il mérite un bon salaire s'il permet à l'entreprise de continuer à exister. Mais il ne peut mériter de toucher des salaires déraisonnables; des salaires qu'un citoyen ordinaire ne peut que rêver. Or quand un dirigeant se contente d'appliquer sans talent les recettes enseignées dans les écoles de commerce, il n'est pas quelqu'un de génial ou d'exeptionnel, et sa compétence, si elle mérite un salaire supérieur à la moyenne, ne doit pas atteindre des sommets.

Les sociologues que ont étudié ce problème sont arrivés à la conclusion que l'importance du salaire du chef d'entreprise, dépend essenssiellement du pouvoir que le chef d'entreprise a sur l'assemblée des actionnaires et sur le conseil d'entreprise; son salaire pas de rapport avec la qualité de son travail, aux création d'emploi, augmentention de chiffre d'affaire, ou a des investissements durablements rentables.

Il est je le crois possible d'intervenir politiquement dans ce problème. Il n'est pas question d'évaluer la compétence ou la performance économique, ni la pertinence des choix du chef d'entreprise par des représentants de l'état. Par contre on peut énoncer un salaire maximum dans certain cas.

Je crois qu'il serait bon pour la cohésion sociale et pour une bonne gouvernance des entreprises, qu'un chef d'entreprise, ainsi que ses collaborateurs, voient leur salaire plafonné. Les critères à retenir sont les suivants : pas de création d'emploi, endêtement de l'entreprise. Un chef d'entreprise qui licencie ou fait perdre de l'argent à l'entreprise pour laquelle il travaille, ne mérite pas de gagner plus que le mieux payé des fonctionnaires, c'est à dire le président de la république, soit un salaire inférieur à 20000 euros. De plus les salaires et primes importantes doivent être versés avec cinq ans de retard pour éviter de voir des patrons voyous ou des traiders empocher des sommes faramineuses pour des résultats à cours terme. Il faut créer les conditions d'une gouvernance d'entreprise performante et dont les résultats s'inscrive dans le long terme.

17/04/2011

prostitution

La prostitution vient de nouveau au débat public, avec une proposition de loi, qui vise à criminaliser le client.

Criminaliser le client d'une prositituée a au moins le mérite de la cohérence. Sous réserve alors, de criminaliser la prostitution. Parce que considérer que seul le proxénète serait délinquant, est insupportable, puisque c'est le client, qui en proposant de l'argent pour faire l'amour avec (généralement)une femme, crée le marché. La demande crée l'offre, tout autant que l'offre crée la demande. Si donc, on veut lutter contre la prostitution, il convient de criminaliser le client, au même titre que la prostituée et le proxénète.

longtemps j'ai écouté ce discours larmoyant sur les prostituées, victimes de souteneurs violents et dominateurs, sans juger ni comprendre. Souvent je lisais des citations de Simone de Beauvoir sur son livre phare "Le deuxième sexe". Aussi, un jour, je me suis déterminé à réfléchir à cette question; j'ai lu "Le deuxième sexe", et je me suis rendu en Allemagne ou la prostitution est une activité comme une autre; les offres d'emploi de prostitué figurent régulièrement dans les offres d'emploi de l'agence nationale pour l'emploi allemande.

Lorsque je suis arrivé au chapitre qui concerne la prostitution dans le livre de Simone de Beauvoir, j'ai trouvé le discours consternant et d'une faiblesse dans l'argumentation qui m'a navré. Comment est-ce possible qu'avec si peu d'argument, si mal posés, que des lois de plus en plus durs contre la prostitution aient été voté en France. L'auteur décrit des femmes exploitées, démunies, désabusées, déçues, malmenées. Ne pouvait-on pas dire cela de tous les métiers; n'était-ce pas possible de trouver, dans tous les corps de métiers, des travailleurs, qui soient exploité, violentés, déçus ?

Le discours que je trouve le plus navrant pour lutter contre la prostitution, c'est que ce serait un asservissement de la femme. En quoi, la prostitution serait un asservissement, une humiliation de la femme ? Il me semble évident que c'est dans le cas d'une prostitution forcée. Car lorsqu'une femme décide de son propre chef de se prostituer, où se trouve l'asservissement ? Si cette femme est asservie, alors tous les travailleurs qui choisissent librement de travailler son asservis !

Les femmes prostituées sont présentées généralement en France, comme des victimes, systématiquement battues ou droguée. Que dire alors du discours des Allemandes, prostituées, qui cotisent à des syndicats, qui bénéficient de congés payés, de couverture sociales, d'assistance chômage, qui sont étudiantes ou mère de famille ? Que dire de ces femmes Allemandes qui déclarent préférer se prostituer que de faire le ménage, la caissière, voir des métiers plus prestigieux auxquelles elles sont capables de postuler ? Que dire de celles qui exhibent fièrement l'importance de leur salaire, voir la satisfaction qu'elle en retirent ou le plaisir qu'elles donnent ? Que dire de toutes ces femmes qui ne sont ni droguées, ni exploitées indûment, et qui travaillent comme prostituée ?

La science médicale nous a appris que le désir sexuel est proportionnel au taux de testostérone qui circule dans le corps de l'individu. Ce taux, est en moyenne, dix fois plus important chez l'homme que chez la femme. L'économie nous apprend que les revenus sont inégalements répartis entre les hommes et les femmes, au profit des hommes. Il y a une disymétrie forte entre l'homme et la femme à ces niveau. Simone de Beauvoir, lorsqu'elle a écrit son livre ignorait ces informations, les intellectuels, et les hommes politiques qui s'opposent à la prostitution aussi. Mais avec le temps qui passe, ça devient de plus en plus génant de rester crédible avec un discours aussi simpliste.

Une femme qui décide librement de se prostituer n'est pas un objet comme certains le disent, mais elle est bien un sujet. Ce sont les individus qui cherchent à interdir la prostitution qui prennent les prostituées pour des objets, en voulant décider à leur place, en voulant leur interdire leur métier.

Les prostituée en travaillant, ne font qu'une seule chose : du bien ! Et elle le disent elle même lorsqu'on leur laisse la parole. Mais en France, les gens "bien pensants" confisquent la parole de ceux qu'ils sont censés représenter. Ces gens bien pensant ne visent, ni l'intérêt des prostituées ni ceux de la société. Ils se contente d'entretenir dans la société, une culture du pessimisme et de la dévalorisation. Ils ne font qu'entretenir une méconnaissance de l'être humain.

16:11 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)