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  • Campagne électorale.

    L'insécurité, est la tarte à la crème des campagnes électorales depuis une quarantaine d'années. Elle désigne systématiquement des boucs émissaires, sans jamais se satisfaire. Si elle rassurre certains, l'uniformité qui est son outil privilégié d'action, en inquiète d'autres par la norme qu'elle pose en totem. C'est un verbiage qui pousse les individus à se ressembler tout en se détestant entre eux. Il augmente le rapport de force et la violence institutionnelle sur les citoyens les plus fragiles, les moins intégrés. Cette posture se présente comme intégriste ou sectaire.

    Certains élus participent à l'édification d'un gouvernement qui contrôle et agresse ses citoyens quand d'autres s'y opposent, c'est aujourd'hui un principe polarisateur gauche/droite. Le gouvernement en contrôlant ses citoyens, se présente comme sécurisant. Il veut faire croire qu'il combat la violence ordinaire. Dans les faits, à la violence de rue qu'il proclame combattre, il ajoute la sienne, sans faire baisser la première. Cette délinquance que les électeurs autorisent au gouvernement, encourage la délinquance de rue. C'est un système qui nait dans la peur, le mépris ou la méfiance, et se renforce dedans.

    La gauche veut rompre cette spirale morbide en diminuant la violence d'état, en contrôlant moins les citoyen, en les respectant. Mais ce mouvement politique ne peut fonctionner que si les citoyens font confiance à leurs représentants. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Dans ces conditions, il est facile de prévoir que la médiocrité médiatique, politique et économique actuelle va perdurer, dans les années et décennies qui viennent.