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19/08/2012

P.S.A.

P.S.A. par-ci, P.S.A. par là; lorsque j'écoute les infos, pas moyen d'y échapper; le petit monde médiatico-politique ne parle que de ça. La France voudrait se croire préoccuppé de réindustrialisation. Est-ce un bien de réindustrialiser la France ? Est-ce possible de réindustrialiser la France ? Comment réindustrialiser la France ? 

Comme chacun y va de son couplet, et que j'entends beaucoup de bêtise, alors mois aussi, je me permet d'en parler. Comme je n'ai pas un doctorat ni d'économie, ni de sociologie, comme je n'ai pas fait l'E.N.A., ou je ne sais quelle grande école qui rend les gens arrogant et ennuyeux, je vais illustrer par des anecdotes que j'ai vécues, et les lectures que j'ai pu faire; en quoi et pourquoi la France s'est désindustrialisée.

Depuis le début de ma vie acive, j'ai passé quatre ans en formation rémunéré. Ce n'est ni un calcul cynique ni le hasard. J'étais indécis, alors j'écoutais les gens :"Comme t'es doué, continue, forme toi!". Il s'est trouvé qu'aucun des stage que j'ai fait n'a débouché sur un quelconque travail. Non pas qu'à l'issu des stages ou formations je n'ai pas cherché; mais soit je n'ai pas trouvé à me faire embaucher; soit une fois embauché, l'employeur ne reconduit pas mon contrat, soit je quitte car le travail ne me convient pas. Ce n'est ni de la fainéantise, ni de la mauvaise volonté. Comme je constatais que je ne m'adaptais pas aux travaux pour lesquels j'ai été formé, je me suis dit qu'il me fallait me former pour les travaux que je pouvais trouver. Las : je suis concidéré comme trop vieux pour l'apprentissage. cette discrimination est injuste et dépourvu de motivation économique, elle est antiproductive socialement. Je vais donc tenter, en guise de conclusion à ce constat à faire une addition du coût pour la société que cette errance a produit. Quatre ans rémunérés au S.M.I.C., soit environs 50.000 euros; plus le coût des formation; que j'évalue à 50.000 euros. Total de l'opération : 100.000 euros dépensé en dépit du bon sens économique le plus élémentaire; mais qui satisfait de façon aveugle au principe idéaliste : chaque salarié doit avoir droit à une formation; sans aucun soucis de réinsertion ni avant ni après le stage.

Pour en revenir au cas P.S.A.; j'ai appris que les salariés avaient une proposition de réclassement dans une usine de la région; qu'il rêvaient s'ils quittaient l'entreprise, les 11% auxquels ils ont droit plus 9 mois de salaire. J'ai travaillé à la Poste pendant quinze ans, comme je ne supportais plus d'y travailler, j'ai demandé au syndicat auquel j'étais adhérant qu'ils négocient mon départ. Le syndicat a refusé, en me disant que je les trahissais en quittant l'entreprise; alors même que j'étais harcelé moralement, et qu'ils ne portaient pas l'affaire devant un tribunal. J'ai donc quitté l'entreprise sans indemnité; alors que si j'avais travaillé chez Peugeot pendant quinze ans, je partirais avec une quarantaine de milliers d'euros. 

Voilà que je deviens auto entrepreneur. La Poste qui est une entreprise dont l'état est l'unique actionnaire, a prévu dans sa bienveillance envers ses salariés qui désirent partir une aide possible pour créer leur entreprise; une aide qui peut aller jusqu'à 15.000 euros. On est loin des 40.000. Mais il ne suffit pas de quitter l'entreprise et d'en créer une pour toucher cet argent. Il faut que laposte m'explique quels sont les investissements que je dois faire pour mon entreprise. Pour résumer, je me suis retrouvé face à un cadre de l'entreprise, qui n'a jamais créé d'entreprise, et qui m'explique,dans un métier qu'il ne connaît pas (la brocante), comment je dois m'y prendre pour gagner ma vie. Pour continuer dans la même veine, il refuse de recevoir ma compagne qui est brocanteuse professionnelle depuis de nombreuses années sans aucune aide financière de qui que ce soit. Pour finir, ce cadre qui s'occuppe d'encourager la création d'entreprise des exemployé de Laposte, ne répond ni au dossier, ni à la demande de prêt que je lui ai envoyé.

Donc je me mets au travail sans aucune aide. Je me renseigne sur les formations qui pourraient m'intéresser. Je découvre chemin faisant que je suis concidéré comme fonctionnaire et donc, je n'ai droit à aucune rémunération. Qu'à celà ne tienne, je peux me former quelques jours par mois à mes frais, mais en pratique je n'ai pas rencontré de formations qui suivent ce rythme. J'en suis donc réduit à acheter des livres et des D.V.D, et à me débrouiller seul pour maintenir ou développer mon activité. 

Dans le même ordre d'idée; c'est à dire de constater des rigidités bloquantes au niveau économique; je me souviens d'une loi qui m'avait profondément choquée. Je ne sais pas si elle est toujours valable, mais il y a quelques années, un chercheur, un universitaire; ne pouvait pas créer une entreprise, être consultant dans une entreprise. Il devait auparavant démissionner. Quand on connaît les difficultés, les longueurs, pour créer et développer une entreprise, que se soit financièrement, pour réunir les compétences, les fournisseurs, les clients, les partenaires; on ne crée pas une entreprise profitable d'un coup de baguette magique ! Aussi empéche des personnes parmi les mieux placées dans la société pour innover, pour développer de nouveaux produits ou concepts; voilà qui est navrant. Alors que les politiciens défendent; dans un élant anti citoyen pitoyable le cumul des mandats; pas un ne s'est élévé pour dénoncer cette loi.

13:07 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/07/2012

Parité

Je décide d'assister à un débat sur la monoparentalité. Autour de la table, quelques femmes, je suis le seul homme. Nous sommes tous là essayer de mieux vivre la monoparentalité.

Un femme prend la parole pour dire que c'est inadmissible que lorsqu'elle veut inscrire son enfant à l'école maternelle, on lui demande de faire venir le père de l'enfant. Elle s'indigne de cette exigence, et ne comprend pas qu'il puisse y avoir une égalité des droits dans la famille.

 Je la rassure en lui disant qu'il n'y a pas d'égalité dans la famille. Aujourd'hui une femme a beaucoup plus de droit qu'un homme. En cas de désaccord entre les parents, la garde des enfants est quasi automatiquement confiée à la mère.

A quand la parité au sein de la famille ? Pour qu'il y ait égalité au sein de la famille, il faut qu'en cas de divorce, il y ai égalité de garde. Donc quand un papa demande la garde de son enfant, il n'y a qu'une solution : la garde altèrnée. En effet, un enfant socialise et se développe aujourd'hui autour de l'école; les parents divorcés étant de plus en plus éloignés l'un de l'autre, il faut que l'enfant soit scolarisé alternativement chez l'un, puis chez l'autre parent. Le seul argument que j'entends contre cette proposition, c'est que les enfants ne peuvent pas se développer comme ça, qu'il ont besoin d'un lieu stable. C'est une réponse absurde. Je ne connais aucune étude sociologique qui arrive à cette conclusion.

Quasiment tous les partis politiques sont préssés de prendre position sur la parité au travail, dans les conseils d'administrations, dans les élus; aucun n'est sommé de présenter un programme de parité au sein de la famille. Or je ne vois pas comment on pourrait aboutir à une égalité de résultat au niveau professionnel, sans chercher à arriver à une égalité de résultat au sein de la famille. Si on exige qu'il faille 40% de personnel féminin dans les conseils d'administration ou dans les parlements, il faut exiger que 40% des papas divorcés aient la garde de leur enfant.

Je suis contre la parité, je trouve ce système insupportable. A une injustice, il en rajoute une autre. Mais si on veut faire de la parité, alors il ne faut pas la faire à moitié, elle ne peut pas comporter que les femmes au travail, elle doit aussi concerner, les hommes dans la famille.

17:51 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

12/06/2012

Elections, piège à cons ?

Je me suis rendu, comme de nombreux français, aux urnes; pour me prononcer sur le mandat d'un député dans ma circonscription. Il faut dire que je partage ma vie familiale depuis peu, avec une femme qui reconnaît éprouver des frissons lorsqu'elle vote. Pour elle, comme pour de nombreux français, voter est un acte citoyen, et il ne peut être question de déroger à ce devoir pour lequel certains sont morts, déclare-t-elle. Ce discours moralisateur est convenu; ce n'est pas la première fois que je l'entends, mais c'est la première fois qu'il me casse les pieds à ce point. C'est la troisième fois que je me rends au bureau de vote en quelques semaines. De fait, j'ai autant voté ces deux derniers mois, que ces quinze dernières années. Je vais donc tenter d'expliquer en quelques lignes, en quoi voter en France, finalement, n'est pas un acte citoyen.

Tout d'abord ma sensibilité. Car je crois que pour voter, il faut écouter non pas sa raison, mais ses sentiments. J'éprouve, et ce, invariablement depuis mes dix-huit ans(je fais 50 ans cette année), un sentiment de profond accomplissement lorsque je suis allé voter. Une fois le vote accompli, je me dis que ça suffit comme ça, que je ne suis pas payé pour perdre mon temps, puis j'attends et j'entends que les élus fassent leur boulot. Mais ce serait trop simple dans ce beau pays qu'est la France; car lorsqu'on a voté une fois, on a encore rien fait; il faut y retourner une deuxième fois.

Pour le deuxième tours, deux cas possibles : le candidat choisi est présent au second tour; ou bien il ne l'est pas. S'il est présent au second tour, alors mon vote du premier tour n'aura pas suffit, il faut encore reconduire le geste. Comme si le premier geste n'était pas le bon, comme s'il y avait un doute sur mon choix; comme si je ne comptais pas. Je me sens baffoué et humilié, pris dans un engrenage administratif Kafkaïen. Il faut recommencer, comme si ce que j'avais fait ne valait rien. Il faut que je me déplace une deuxième fois, sans aucune certitude sur le résultat; sera-t-il pris en compte ? Seulement en cas de victoire de mon champion; dans le cas contraire, je me suis déplacé deux fois pour rien. Dans le cas ou j'ai voté pour quelqu'un qui n'est pas présent au présent au second tour; alors la aussi, je me sens désavoué, non seulement mon vote n'est pas pris en compte, mais en plus il faut que je me déplace pour voter pour quelqu'un en qui je ne crois pas, quelqu'un qui ne me plaît pas. Me voilà donc doublement démotivé, doublement désavoué.

Alors je trouve ce discours sur le devoir d'aller voter injuste et idiot. En me déplaçant autant de fois pour rien, je cautionne, un fonctionnement défecteux du système élèctoral. En effet, en plus de ce système à deux tours, qui rend le discours creux et manichéen(il n'y a en final, qu'un vainqueur et un vaincu; et donc, il n'existe qu'un gentil et un méchant); il y a d'autres inconvéniant que la multiplication des déplacements.

Le second inconvéniant de ce système de vote, est d'éliminer les minorités. Les minorités qui ne trouvent pas un arrangement avec l'un des deux grands partis français se trouvent marginalisées, sans représentant à l'assemblée nationale. Or le principe fondamental de la démocratie est de respecter l'opinion de chacun, quelle quelle soit. Et quel est le respect qu'on porte à une minorité de français(parfois plusieurs millions de votants) qui ne trouvent pas leurs représentants à l'assemblée nationale ? Aller voter dans les conditions actuelles; c'est cautionner un système qui élimine quasi systématiquement les minorités d'opinion.

Troisième inconvéniant du système de vote actuel; c'est que l'on vote pour des individus et pour des partis politiques. Pour beaucoup, ça semble merveilleux. Moi je ne m'en contente pas; suis-je au fond, si difficile ? Voter uniquement pour des individus et des partis, moi je vois un système qui me spolie de mes responsabilités de citoyen; puisque une fois au pouvoir, les élus peuvent bien faire ce qu'ils veulent. Outre le fait qu'aucun parti dans ce beau pays qu'est la France, ne représente complètement mes opinions, mais en plus, une fois l'élection passée, me voilà dépossédé de mes responsabilités citoyenne. Je suis condamné, à seulement pouvoir m'opposer en pétitionant, en manifestant ou en faisant grève.

Comme ces actions m'ennuient; me voilà bien désolé d'être français. Alors je rêve; je rêve d'un pays ou un seul tour est suffisant pour élire un élu, où les minorités sont représentées, où les figures locales ont leur mot à dire, ou en même temps qu'on vote pour des individus et des partis, ont vote pour des lois. Le bon système de vote, est donc un sytème à un tour, où on vote pour un individu; et ou cette personne est élue si elle arrive la première; quelle atteigne ou non la majorité; un système avec une dose de proportionnelle qui représentes les petits partis; et un système démocratique qui permet de voter pendant le même journées pour les principales lois. Je rêve d'un système de vote, ou le président est élu par l'assemblée.

Avec un tel système, je ne me serais déplacé qu'une seule fois; avec la certitude que mon vote serait entendu; je ne cultiverais pas l'amertume, et je ne verrais pas défiler, dans les mois qui viennent; des millions de français dans les rues, qui, tout comme les grecs, ou les espagnols; démontrent; dans un effort pitoyable, leur citoyenneté.

17:33 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)