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08/05/2014

Conseil municipal

Me voilà inscrit sur une liste électorale, je ne siège donc pas au conseil municipal, mais par solidarité, je viens assister aux conseils municipaux. Pour le deuxième conseil, plus d'une dizaine de décisions sont soumises au vote. Il en est une qui m'a profondément agacé; je me permets de la commenter sur ce blog.

Il a été question d'actualiser le site de la Mairie. Il s'agit non pas de rechercher une compétence en informatique, mais de rentrer quelques données régulièrement pour rendre le site intéressant à utiliser pour les citoyens. Pour résoudre ce problème qui me semble représenter un travail d'une heure hebdomadaire, le Maire a proposé la création d'un emploi aidé par l'état à hauteur de 75 % pendant un an. Cette proposition a été adopté par l'ensemble du conseil municipal, la liste élue comme la liste d'opposition on voté pour. Personne n'a fait le moindre commentaire, sauf pour dire qu'il fallait que ce site soit rendu plus fonctionnel et interactif, alors qu'actuellement il n'est utilisé que comme une affiche papier, présentant succinctement les divers services municipaux.

Pendant la campagne municipale, je me suis penché sur la comptabilité de la Mairie. En 12 ans, sous deux Maires différents, les dépenses pour payer les employés communaux ont augmenté de 150 %. Aujourd'hui le seul poste des salaires des employés de mairie dépasse la moitié du budget de la mairie. Durant la campagne personne ne s'est intéressé à cette question pourtant importante d'une augmentation aussi forte et régulière de ces dépenses.

Au lieu de ça, lors de ce deuxième conseil municipal, le Maire, par ailleurs élus au conseil général et au conseil régional, décrit succinctement les finances de la Mairie. Les impôts de la ville, sont dans la moyenne des villes de même importance; il en est de même du nombre d'employé municipaux, et de l'endettement. Donc le nouveau Maire, tout fraîchement élu se félicite de cette situation : on est content de vivre dans une ville normale !

La France est un pays les plus endettés du monde, un pays dont les prélèvements sont les plus élevés du monde, et tout va bien ! Le plus triste c'est qu'aucun conseillé municipal ne réagit à des propos aussi ahurissant, et ces propos ne génèrent aucune réaction parmi le publique. Je discute avec ma compagne qui siège au conseil municipal dans l'opposition et lui fait part de mon indignation. Je ne suis même pas étonné de sa réponse, mais je reste quand même atterré. Elle me dit que c'est très bien de créer un emploi public, puisqu'il y a du chômage. Elle ne comprend pas pourquoi il faudrait d'abord que les conseillés municipaux, fassent ce travail eux même, qu'ils cherchent des bénévoles pour faire ce travail, ou qu'ils demandent des volontaires parmi les employés municipaux pour accomplir cette modeste tâche.

Les correspondants de presse présents n'écriront rien sur ce sujet, qui pour eux n'en n'est visiblement pas un.

Pourquoi les français sont-ils aussi massivement fâchés avec les principes les plus élémentaires de l'économie ? Pourquoi les français ne peuvent envisager des actions qui fonctionnent. Pourquoi les français ne peuvent envisager des décisions qui sont performantes ?

18:18 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

15/04/2014

Crimée

La Crimée est au bord de la guerre civile, ça me fait de la peine de lire tant de bêtises prononcées par des hommes politiques importants, comme des  ministres ou des président de pays ou d'institutions européennes ou mondiales sur la Crimée. Je ne suis jamais allé en Crimée, je ne parle ni Russe ni Ukrainien; mais je vai dire dans cet article pourquoi je suis pour l'indépendance de la Crimée, et pourquoi, ne pas avoir reconnu la Crimée comme un pays libre est une erreur politique.

Pour les lecteurs habitués à lire mon blog, il n'est pas difficile de deviner mon opinion sur cette question : est-ce que la Crimée fait partie de la Russie ? La réponse est bien évidemment : oui ! Je suis atterré de constater le silence de tous les partis sur le sujet, comment est-ce possible qu'aucun parti politique, qu'aucun homme politique ou médiatique n'ai défendu la reconnaissance de la Crimée comme pays indépendant ou comme pays appartenant à la Russie ?

Je commencerai et finirai ma démonstration par l'action politique majeur qui a eu lieu en Crimée : le référendum sur l'autodétermination. J'aurais bien aimé que le référendum soit organisé après une campagne pour ou contre; car il me semble que la précipitation dans lequel il a eu lieu, n'a pas permis cette campagne politique. J'aurais aimé aussi que le référendum n'ait pas eu lieu après que l'occupation des troupes Russes qui ne dit son nom ait eu lieu en Crimée. J'aurais aimé que des observateurs internationaux vérifient la régularité du scrutin. Enfin j'aurais aimé que le référendum soit respectueux des minorité, comme toute loi devrait l'être. Toutefois, personne n'a mis en doute le fait qu'il y ait eu un référendum en Crimée, ni le fait qu'une majorité des personnes appelées à voter a approuvé l’indépendance.

En refusant le résultat du référendum, les hommes politiques ont refusé le choix des Criméens. Aucun homme politique français n'a eu le moindre doute de nier la choix d'une population. Comment est-ce possible ? Moi, je suis choqué. Je suis choqué qu'il n'y ait eu personne pour dire qu'un peuple a le droit de choisir sa liberté. Je suis choqué qu'un peuple n'a pas le droit de choisir avec qui s'allier. Car, à écouter les hommes politiques et médiatiques français, il ne serait être question, que les habitants de la Crimée puissent se prononcer sur leur nationalité.

En fait, ces mêmes hommes politique français on assisté à un référendum à Mayotte; qui a permis à ses habitants de devenir français. Aucun homme politique français ne s'est opposé à  ce que Mayotte devienne français, aucun homme politique français n'a déclaré que les Mayottais n'avaient pas le droit de décider par référendum de leur indépendance ou de leur rattachement à la France. Pourquoi donc, les Mayottais auraient-ils eu donc ce droit, et  les Criméens ne l'aurait pas ? Si les Criméens ne peuvent pas se prononcer sur leur devenir, je ne vois pas pourquoi les Mayottais peuvent  se prononcer sur le leur. Pas plus pour les Guadeloupéens et les Martiniquais qui sont devenus français suite à un référendum après la seconde guerre mondiale. Je ne comprends pas pourquoi les Alsaciens ne sont pas Allemands, puisqu'ils ont quitté l'Allemagne pour la France, suite à un référendum au dix-neuvième siècle.

Si les individus n'ont pas légitimité pour se prononcer sur l'évolution de leur nation par référundum, pourquoi nous a-t-on fait voter les référundum sur l'union monétaire et sur la constitution européenne. Si les Criméens ne peuvent s'exprimer par référundum sur l'évolution de leur pays, les Français n'ont pas à le faire pour la France.

 

Je ne comprends pas pourquoi les hommes politiques français éprouvent le besoin d'être aussi malhonnête; mais ce qui me choque; c'est que personne, ni dans les médias, ni dans la société civile n'a souligné ce scandale. Car il est scandaleux que la France qui a soutenu les référendums de territoires qui ont choisi leur rattachement à la France, ne tolèrent pas un référendum dans un territoire qui demande son rattachement à la Russie. En ne reconnaissant pas la Crimée, les hommes politiques français ne reconnaissent pas la France, ni les français. En ne reconnaissant pas la Crimée, les hommes politiques ne reconnaissent pas le droit, la compétence de la population civile à évaluer une loi. Mais si les citoyens ne sont pas capable d'évaluer si une loi est bonne ou mauvaise, comment peuvent-ils évaluer si un homme politique est bon ou mauvais ? C'est tout simplement une attitude stupide, une fainéantise intellectuelle, une médiocrité morale. C'est aussi beaucoup d'arrogance que de croire que parce qu'on est élu, on peut se prononcer sur l'évolution de son pays, qu'on peut voter des lois, mais pas les citoyens. Avant la révolution française, les nobles avaient le droit de penser, avait la possibilité de se cultiver, d'être pleinement citoyen. Maintenant ce sont les élus qui les ont remplacé. Les citoyens sont des sous-hommes, tout au plus capable de voter pour un parti ou pour un candidat; payer leurs impôts et manifester; mais tout à fait incapable d'une pensée politique claire, honnête ou responsable. Malheureusement, cette bêtise française s'exporte bien, puisque le gouvernement espagnol, refuse que les Catalans organisent un référendum d’autodétermination.

Refuser de reconnaître la Crimée, c'est attiser les haines en Crimée, entre Russophiles et Ukrainophiles. On ne peut protéger des individus, si on n'entretient pas des relations politiques avec leur représentants. La république, c'est lors des élections, signer un chèque en blanc à des élus. On sait toute l'importance des contre-pouvoirs dans une république pour qu'elle fonctionne bien. On sait tous qu'il faut des syndicats, une liberté de croyance et d'expression, le droit à la propriété, l'égalité, le respect des minorités, et beaucoup d'autre chose. Mais il est une chose très importante pour qu'une république fonctionne bien : c'est la consultation régulière de la population sur les principales lois votées. Voter pour des représentants n'est pas suffisant; il faut une dose de démocratie directe. 

En refusant de reconnaître la Crimée, les homme s politiques refusent de reconnaître la légitimité de la démocratie directe. En refusant de reconnaître la Crimée, les hommes politiques refusent de faire confiance aux citoyens, ils les méprisent. Comment dans ces conditions les citoyens pourraient en retour, faire confiance aux politiciens ? La démocratie directe ce n'est pas grand chose : ça apporte juste la paix, la prospérité, la responsabilité, le respect. Moi je suis un modeste, je ne veux que les modestes fruits de la démocratie directe. Alors je le dis : oui, vraiment, la Crimée doit être rattachée à la Russie.

20:40 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

27/03/2014

Finances publiques

Les finances publiques sont un sujet de débat récurrent en politique. Pour en parler sans trop s'étendre, je choisis simplement de distinguer deux problèmes : les dépenses, et les recettes.

Pour les dépenses, les avis même s'ils sont divergents en apparence, se rejoignent bien souvent pour dire que plus on augmente les dépenses publiques et plus on crée d'emploi, plus on crée de services. Ces emplois et ces services, sont toujours conçus pour le bien être des Français. Ces dépenses sont conçues pour effacer le chômage, réduire les inégalités, satisfaire des attentes et des frustrations, soulager des souffrances ou apporter de la reconnaissance. C'est une vision généreuse et idéaliste de l'état. Tous les partis au pouvoir depuis 40 ans ont appliqué cette politique, du parti communiste au front national en passant par l'UMP, le PS, le centre gauche ou droit. Il y a donc une belle unanimité pour appliquer une politique dépensière.

Pour ce qui est des prélèvements, les choses sont plus difficiles, moins consensuelles , car qui a envie de payer plus d'impôts et de taxes ? Alors sur ce sujet plus personne n'est d'accord et tout le monde se chamaille, les partis politiques aussi bien que les Français. La France détient la deuxième place en Europe, des prélèvements publiques derrière le Danemark. Le Danemark connait un déficit public faible. Les Danois, ne connaissent pas le chômage; ,ils connaissent un faible niveau d'inégalités; ils sont confiants dans l'avenir et voient la mondialisation, la concurrence, comme un bénéfice, une chance. Les Danois ne doutent pas d'eux même; ils connaissent peu de manifestations et de grèves.

Avec des prélèvements publics quasi équivalents La France connait un déficit excessif, proche des pays européens en faillite.Les français quand à eux, , connaissent le chômage de masse, des prestations sociales insuffisantes; des inégalités. Ils sont pessimistes pour l'avenir, ont peur de la mondialisation, et voient la concurrence comme un danger. Les Français doutent de leur identité. La France connait de nombreuses manifestations et grèves. Je rappellerais pour mémoire, les manifestations des bonnets rouges, qui symbolisent le sentiment d'injustice et de raz-le-bol fiscal.

La culture Française, portée vers le symbolique et l'idéalisme, ne supporte pas la compétition avec un Danemark pragmatique; où le critère d'efficacité prime, et où la concertation sociale fonctionne. La société Française n'est pas capable de concertation; il n'est qu'a noter le vocabulaire employé par les journalistes, par les hommes politiques ou par les citoyens eux même lorsqu'ils participent à une action collective : combat. Il est bien clair qu'on combat seulement lorsque le dialogue, la concertation sont impossibles; donc lorsque la société ne va pas bien. Les Français lorsqu'ils se saisissent de la parole publique, c'est pour se séparer, pour affirmer leur différence; et non pour se réunir, pour s'accorder. C'est ainsi que les syndicats comme les partis politiques; défendent ou créent des revendications corporatistes, sans se préoccuper du reste de la société, voir contre le reste de la société. Ainsi la tension monte et les résultats tant économiques que politiques sont médiocres.

J'habite une ville de 4 000 habitant, et me présente sur une liste électorale pour les municipales. Durant la campagne électorale, la polémique a porté sur la création d'une médiathèque. Dans la ville, il y a une bibliothèque, avec une employée et un choix raisonnable de livres. Il y a quelques années, j'avais participé à un jumelage avec une ville allemande de 10 000 habitants. La bibliothèque fonctionnait uniquement avec des bénévoles, elle n'était ouverte que deux après-midi par semaine. Puis j'avais passé des vacances dans les environs de Frankfort. J'ai pu constater que dans cette ville de plus de 500 000 habitants, la bibliothèque fonctionnait avec deux employé. Je suis actuellement inscrit à la bibliothèque d'une ville de plus de 100 000 habitants; et j'ai compté sept employés qui y travaillent. Il est un fait établi par les sociologues du monde entier : c'est que les équipements culturels de ce type, s'ils sont intéressants, et s'il ne faut pas les négliger; il profitent d'abord aux classes sociales culturelles élevées. De fait, ces équipement profitent surtout à des gens qui n'en n'ont pas besoin. L'idée qu'en dépensant plus d'argent dans ce type d'équipement; on favoriserait l'accès à la culture à un publique défavorisé n'est pas vérifié dans la réalité. Je citerais pour exemple le nombre de prix Nobel : les Allemands n'en ont pas moins que les Français, et les inégalités culturelles ne sont pas plus fortes en Allemagne qu'en France. La création éventuelle d'une médiathèque dans mon village est révélateur d'une gestion peu efficace des finances publiques. Plus exactement, je qualifierais ce type de dépenses de somptuaires. Ce type de dépense publique vise à donner à la représentation politique la pompe, la magnificence qu'avait auparavant l'église, puis la royauté.

J'ai appris à l'école primaire par mes instituteur que la royauté c'était effondrée en France; du fait de son inefficacité, de sa recherche effrénée de luxe et de prestige. J'espère que les enfants des générations qui viennent apprendront que la 5ème république a cessé d'exister parce que c'était un système que les Français utilisaient pour produire des symboles républicains inutiles, luxueux et coùteux. J'espère que le système politique français évoluera vers un panachage de république et de démocratie directe; car c'est la seule voie qui redonne régulièrement à ses citoyens ce qu'ils méritent : le pouvoir politique; et qu'ainsi une atmosphère de réconciliation régnera dans ce pays.

07:19 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)