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12/09/2015

syrie

La France, par ses représentants, a décidé de bombarder la Syrie. Depuis, plus d'un an, la France bombarde des positions islamiques en Irak, elle fait maintenant la même chose en Syrie. D'une certaine façon on peut dire qu'il y a une forme de cohérence. Evidemment on est en droit de se poser des questions, comme par exemple : la France doit-elle bombarder tous les musulmans dans le monde qui veulent installer un état religieux à la tête de leur pays ? Pourquoi la Syrie et l'Irak, mais pas l'Arabie Saoudite, l'Iran ou le Qatar, qui sont des états religieux ? Ce serait nécessaire si on souhaitait être tout à fait honnête et cohérent avec nous mêmes.

Pourquoi faut-il oublier que les représentants français se sont indignés haut et fort par le passé lorsque Bachar El Assad, et Sadam Husein, ont bombardé les islamistes dans leurs pays. Et pour cette raison même les représentants français ont dégagés des moyens militaires et diplomatiques pour faire partir ces dictateurs. Par ce que la France ne serait pas une dictature, mais une république, alors, les même bombardements, sur les même personnes dans les mêmes pays, seraient de bonnes bombes ? Les bombes de la France sur les islamistes Syriens et Irakiens sont de bonnes bombes, alors que celles de Bachar et Sadam sont de mauvaises bombes, ça semble bien évident pour les représentants politiques et les médias français; mais pas pour moi.

Les représentants de la France dont la séparation de l'église et de l'état a à peine plus d'un siècle, ne supportent pas de voir des gens dans d'autres pays du monde, vouloir des états religieux. N'aurait-il pas fallu que les représentants français déclarent la guerre aux USA, lorsque leur président, Georges Busch, priait en conseil des ministres, et invoquait dieu dans ses discours ? La position des représentants français, est idiote, amnésique et malhonnête.

Trouver des bonnes raisons pour bombarder des islamistes, qui n'ont pas le dixième de la puissance militaire de la France, est-ce respecter ses adversaires ? Respect sans lequel il ne peut y avoir de solution politique. Car si une bataille, est une opération militaire, une guerre est une opération politique. L'engagement militaire de la France en Syrie et en Irak, n'est pas de nature à apporter la paix et le calme, mais à renforcer la guerre, le désordre et la confusion.

La position politique des représentants politiques et des médias français dans leur ensemble est scandaleuse. Cette attitude, ne respecte, ni les convictions religieuses, ne protège pas les faibles et affiche du mépris envers les trois millions de musulmans vivants en France. La position politique actuelle de la France sur la Syrie, enfonce la France dans la division, elle exacerbe les tensions au lieu de les réduire, elle est injuste et dispendieuse d'argent et de vies.

11:43 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

31/08/2015

Histoire de la démocratie directe

Plus personne ne parle du référendum Grec. Les propos que j'ai trouvé dans la presse ou dans les médias m'ont navré. Où sont les intellectuels ? Il semble que la France soit à cours d'idée. Rappel : le gouvernement grec a interrogé le peuple grec sur l'austérité '"imposée'' par Bruxelles au peuple grec. Les médias, comme les politiciens, se sont confondus en réflexions sur ce que pourrait dire le peuple grec, sur ce qu'a pu dire le peuple grec, sur les conséquences de ce qu'a dit le peuple grec.

Il est bien évident que le peuple grec n'a rien dit, et je suis bien déçu qu'aucun média ne l'ai remarqué. Ce résultat était prévisible et énonçable avant même le résultat du référendum. En effet, comment un peuple pourrait dire quelque chose, en répondant à une question qu'il n'a pas lui même posé ? On l'a vu en France avec le référendum sur la constitution européenne. Le président français avait organisé un plébiscite, dont le résultat ne lui convenant pas, il n'en n'a pas tenu compte.

La démocratie directe, ce n'est pas le gouvernement du peuple par le peuple. Le peuple n'en n'est pas capable, et ça ne marche nulle part. La démocratie directe, ce sont quelques lois qui sont énoncées, choisies, débattues et votées par le peuple. Seul le peuple peut en avoir l'initiative. Dans des pays comme la France ou la Grèce, il s'agit de plébiscite, puisque la question est posée par les représentants élus et non par le peuple. Le plébiscite est une manipulation hypocrite et dangereuse des individus par les représentants élus. La démocratie directe, c'est l'assurance, que les lois et les questions essentielles seront examinées, et que ce sera le peuple qui décidera de les valider ou pas. La démocratie directe c'est soulager les représentants élus d'un excès de pouvoir qu'ils possèdent aujourd'hui. La démocratie directe c'est faire émerger les valeurs communes des français, au delà des partis et des corporations. La démocratie directe c'est la découverte des valeurs qui nous sont communes. 

Les français ne croient pas à la démocratie directe. Englués dans une méfiance envers les représentants élus, les médias, les élites, ils se méfient d'eux même aussi. Comment donner aux français confiance en eux-même ? Comment faire pour qu'ils découvrent ce que chacun pourrait constater s'il voulait bien être lucide ?

La solution est là : il faut écrire une histoire de la démocratie directe en France. En effet les français confondent le bien avec le vrai, et le vrai avec l'immortel. Alors que les français se déclarent des fervents partisans de la laïcité, leur pensée politique n'est que religieuse. Pour justifier auprès des français l'utilité de n'importe quoi, il faut en faire l'histoire. Messieurs les historiens, s'il vous plait : veuillez écrire une histoire de la démocratie directe en France. Vous ferez, par là même, une oeuvre intellectuelle et politique d'une envergure majeure. Vous vous rendrez bien plus utile à la France et aux français en écrivant une histoire de la démocratie directe, qu'écrivant je ne sais qu'elle histoire de la révolution française ou de Napoléon. Merci messieurs et mesdames les historiens de sortir les français de leur sommeil dogmatique. Vous en êtes capables. Tout comme les français sont capables de sortir de ce marasme politique par la démocratie directe : mais pas sans votre aide. Messieurs et mesdames les historiens : la démocratie directe, les français ont besoin de vous.

09:54 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2015

Irelande

Les irlandais se sont prononcé sur le mariage homosexuel. A une large majorité, ils ont dit oui. Voilà une note d'optimisme dans ce monde terne.

Cette nouvelle est une note d'optimisme tout d'abord, parce qu'en Europe, un pays utilise une fois de plus le référendum, pour faire participer leurs citoyens à la vie publique. C'est une preuve de confiance des élites dans le peuple, mais aussi des citoyen en eux-même, et dans la capacité de chacun de conduire l'évolution de son pays.

C'est une bonne nouvelle, car dans un pays, réputé comme l'un des plus catholique d'Europe, l'évolution morale, la modernité, a supplanté les dogmes religieux. Ce choix consacre la séparation du religieux et de la morale.

C'est une bonne nouvelle, qu'un pays de plus dans le monde ne considère plus l'homosexualité comme une bizarrerie, une maladie ou un crime. Ce référendum affirme plus haut et fort que les parlements, le droit de vivre et de s’épanouir dans l'homosexualité. 

Enfin c'est une bonne nouvelle pour la démocratie directe, ce choix des irlandais montre l'élévation morale que provoque cette forme d'action politique. 

Lorsque je discute politique avec des amis, des gens plus ou moins proche, j'en viens systématiquement à dire mon enthousiasme pour la démocratie directe, et ma frustration de voir à quel point ce mode d'action politique n'est pas pratiqué en France. Tout au plus, le président de la république, le seul de tous les français à disposer de ce droit, propose un référendum, ce n'est qu'une proposition formelle. Il ne s'agit pas de donner le choix au français, il ne s'agit pas de demander au français de dire le bien, le juste ou le vrai, il ne s'agit pas pour les français de savoir ce qu'ils pensent ou ce qu'ils veulent; il s'agit seulement d'un plébiscite pour ou contre le président. Si bien que, lors d'un vote négatif des électeurs, quand ce n'est pas l'un qui démissionne ( le général De Gaule à propos du référendum sur la régionalisation); c'est l'autre qui ne tient pas compte du résultat (Nicolas Sarkozy sur la constitution européenne). L'argument qui m'est systématiquement opposé lorsque je discute de démocratie directe avec quelqu'un c'est que si on recourait à la démocratie directe on aurait la peine de mort en France. Je dois rappeler pour les plus jeune que la loi qui interdit la peine de mort en France, qui est noté par presque tout le monde comme un progrès moral, a été voté par le parlement français au début des années 80; alors qu'une importante majorité des français était pour son maintient. Mes interlocuteurs par cet exemple veulent me montrer à quel point l'électeur français ordinaire n'est pas apte à prendre les bonnes décisions en politique. Il est bien évident par l'exemple irlandais que loin d'être attardée, les populations sont capables dans le calme et la paix social, sur un sujet sensible et sans manifestation monstre, de prendre de bonnes décisions qui sont acceptées par tout le pays. La pratique de la démocratie directe, en donnant des responsabilité aux électeurs ordinaires, leur donne confiance en eux, et dans leurs prochain, les fait grandir moralement.

Les irlandais ont fait cette démonstration : par la démocratie directe ,on crée de l'optimisme, de la citoyenneté et du bonheur aujourd'hui et pour demain.

14:55 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0)