Infaillibilité électrorale.
Autrefois, l'église catholique cherchait à contrôler la société. Pour cela, elle s'était muni d'un principe qui légitimait sa violence : "l'infaillibilité pontificale". Lorsque j'étais jeune homme, il était courant de se moquer de cette infaillibilité. Depuis, ça ne fait plus rire. C'est grâce à ce principe que l'église a couvert quantité d'abus sexuels, commis par des prêtres sur des mineurs, maintenant dénoncés au grand jour.
Aujourd'hui l'état règne sur la société. Les élus l'ont muni du même principe. La gauche dénonce l'utilisation par le gouvernement, de la violence de l'administration contre les citoyens. Mais elle ne propose pas pour autant de voter les lois qui rendrait cette violence contrôlable par les citoyens. Elle ne remet pas en cause le principe d'infaillibilité de l'état, elle ne critique que son utilisation. La droite s'émerveille de cette infaillibilité, et la présente comme nécessaire, si pas bienfaisante. Quelque soient les partis, les élus se tournent vers les citoyens pour se faire élire, mais une fois leur petite affaire bouclée, ils leurs tournent le dos. Ils ne leur font pas confiance. Selon les partis respectifs, les élus sont à l'égard des citoyens, soit méprisants, complaisants ou condescendants. Quelques soient les partis, les élus et candidats n'ont confiance qu'en eux-même et en leurs amis.
En conséquence, il n'est pas difficile de prévoir que le nouveau président, une fois élu, quelque soit le parti, continuera à enfoncer les citoyens, la nation, les finances publiques. Ce nouveau président sera heureux pour lui et ses amis; tout en déclarerant la main sur le coeur, qu'il fera tout pour la grandeur de la France et le bonheur des français. Et c'est ainsi que nombre d'individus se lanceront avec enthousiasme dans les bras de la mère de tous les désordres. J'ai nommé l'élection présidentielle.