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démocratie directe

  • Infaillibilité électrorale.

    Autrefois, l'église catholique cherchait à contrôler la société. Pour cela, elle s'était muni d'un principe qui légitimait sa violence : "l'infaillibilité pontificale". Lorsque j'étais jeune homme, il était courant de se moquer de cette infaillibilité. Depuis, ça ne fait plus rire. C'est grâce à ce principe que l'église a couvert quantité d'abus sexuels, commis par des prêtres sur des mineurs, maintenant dénoncés au grand jour.

    Aujourd'hui l'état règne sur la société. Les élus l'ont muni du même principe. La gauche dénonce l'utilisation par le gouvernement, de la violence de l'administration contre les citoyens. Mais elle ne propose pas pour autant de voter les lois qui rendrait cette violence contrôlable par les citoyens. Elle ne remet pas en cause le principe d'infaillibilité de l'état, elle ne critique que son utilisation. La droite s'émerveille de cette infaillibilité, et la présente comme nécessaire, si pas bienfaisante. Quelque soient les partis, les élus se tournent vers les citoyens pour se faire élire, mais une fois leur petite affaire bouclée, ils leurs tournent le dos. Ils ne leur font pas confiance. Selon les partis respectifs, les élus sont à l'égard des citoyens, soit méprisants, complaisants ou condescendants. Quelques soient les partis, les élus et candidats n'ont confiance qu'en eux-même et en leurs amis.

    En conséquence, il n'est pas difficile de prévoir que le nouveau président, une fois élu, quelque soit le parti, continuera à enfoncer les citoyens, la nation, les finances publiques. Ce nouveau président sera heureux pour lui et ses amis; tout en déclarerant la main sur le coeur, qu'il fera tout pour la grandeur de la France et le bonheur des français. Et c'est ainsi que nombre d'individus se lanceront avec enthousiasme dans les bras de la mère de tous les désordres. J'ai nommé l'élection présidentielle.

  • Orthographe

    Il est de bon ton pour ceux qui maitrisent bien ses règles absurdes et nombreuses exeptions, de se lamenter sur la méconnaissance de l'orthographe et de la grammaire par le commun des élèves comme des adultes. Chacun sait, l'importance de savoir bien lire et écrire pour constituer une société puissante, avancée, consciente.

    Si cet outil est simple d'emploi, il est accéssible au plus grand nombre. C'est ainsi que quantité d'individu dont le niveau de vie et l'activité sociale et professionnelle ne laisse ni beaucoup de temps, ni beaucoup d'énergie, peuvent accéder à des informations et rélexions plus solides que les simples échanges oraux permettent d'atteindre. La démocratie, la culture, les évolutions scientifiques et techniques ne sont pas possibles à grande échelle sans la diffusion de cette compétence.

    Un pays qui se dote d'une orthographe et d'une grammaire compliquées et absurdes crée une difficulté pour nombre de citoyens. C'est un bon moyen pour créer des inégalités entre les citoyens, d'entrenir la nostalgie d'un passé magnifié et inaccéssible pour le commun des individus. Ces individus ordinaires, sans lesquels il n'y aurait tout simplement pas de langue. Elle est le symptôme d'une société culturellement exigente et fatiguante. C'est ainsi qu'on construit une société ni épanouissante ni motivante.

  • Campagne électorale.

    L'insécurité, est la tarte à la crème des campagnes électorales depuis une vingtaine d'années. Elle désigne systématiquement des boucs émissaires, sans jamais se satisfaire. Si elle rassurre certains, l'uniformité qui est son outil privilégié d'action, en inquiète d'autres par la norme qu'elle pose en totem. C'est un verbiage qui pousse les individus à se ressembler tout en se détestant entre eux. Il augmente le rapport de force et la violence institutionnelle sur les citoyens les plus fragiles, les moins intégrés. Cette posture se présente comme intégriste ou sectaire.

    Certains élus participent à l'édification d'un gouvernement qui contrôle et agresse ses citoyens quand d'autres s'y opposent, c'est aujourd'hui un principe polarisateur gauche/droite. Le gouvernement en contrôlant ses citoyens, se présente comme sécurisant. Il veut faire croire qu'il combat la violence ordinaire. Dans les faits, à la violence de rue qu'il proclame combattre, il ajoute la sienne, sans faire baisser la première. Cette délinquance que les électeurs autorisent au gouvernement, encourage la délinquance de rue. C'est un système qui nait dans la peur, le mépris ou la méfiance, et se renforce dedans.

    La gauche veut rompre cette spirale morbide en diminuant la violence d'état, en contrôlant moins les citoyen, en les respectant. Mais ce mouvement politique ne peut fonctionner que si les citoyens font confiance à leurs représentants. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je crois que cette médiocrité politique va perdurer, dans les années et décennies qui viennent.

    J'aimerais me tromper.